Le travail contribue-t-il au bonheur ?

Si l’on s’en tient à l’étymologie du mot « travail » qui vient du latin « tripalium », un ancien instrument de torture, alors, le travail ne contribue définitivement pas au bonheur.

En effet, tout le monde n’a pas la chance de choisir son métier. Parfois, on est contraint de faire un travail ennuyeux, stressant et sans intérêt. Pas parce qu’on l’a décidé, mais parce qu’on est obligé de gagner de l’argent pour subvenir à ses besoins ou à ceux de sa famille.

Mais d’un autre côté, même avoir un travail qui ne nous intéresse pas peut être formateur. En effet, parfois, faire un métier que l’on n’aime pas permet de savoir ce que l’on ne veut pas faire dans la vie, ce qui peut nous motiver à trouver des solutions pour nous en sortir.

De plus, c’est parfois en commençant un nouveau travail que l’on peut se découvrir des passions cachées. Le travail peut aussi donner du sens à la vie des gens. Beaucoup de personnes s’identifient à leur travail, le travail leur donne une raison de vivre, une identité.

Ensuite, on peut rencontrer des personnes passionnantes au travail. C’est un lieu d’interaction sociale où l’on peut se faire des amis.

Enfin, je connais de nombreuses personnes qui disent ne pas aimer leur travail et qui se plaignent souvent de leur condition. Mais quand ces personnes prennent des vacances depuis trop longtemps, elles s’ennuient et veulent retourner dans leur entreprise.

Cette situation est assez paradoxale. En fait, je crois que nombreux d’entre nous ont besoin d’être un peu frustrés au travail pendant la journée pour mieux apprécier ces petits moments une fois à la maison. Alors, le travail peut contribuer au bonheur même si on ne s’en rend pas toujours compte.

If we stick to the etymology of the word “work” which comes from the Latin “tripalium”, an ancient instrument of torture, then work definitely does not contribute to happiness.

Indeed, not everyone has the chance to choose their profession. Sometimes we are forced to do a boring, stressful and uninteresting job. Not because we decided to, but because we have to earn money to support ourselves or our family.

But on the other hand, even having a job that doesn’t interest us can be educational. Indeed, sometimes doing a job that we don’t like allows us to know what we don’t want to do in life, which can motivate us to find solutions to get out of it.

In addition, it is sometimes by starting a new job that we can discover hidden passions. Work can also give meaning to people’s lives. Many people identify with their work, work gives them a reason to live, an identity.

Moreover, we can meet exciting people at work. It is a place of social interaction where we can make friends.

Finally, I know many people who say they don’t like their job and often complain about their condition. But when these people take vacations for too long, they get bored and want to return to their company.

This situation is quite paradoxical. In fact, I believe that many of us need to be a little frustrated at work during the day in order to better appreciate these little moments once at home. So work can contribute to happiness even if we don’t always realize it.

Entraînez-vous à relire le texte en parlant de vous !
Voici quelques exemples :

Tout le monde… peut choisir de devenir ce qu’il veut / choisit son métier / subit son métier.

Parfois, on est contraint… de sacrifier un peu sa vie sociale pour réussir / de prendre des vacances.

On est obligé de gagner de l’argent… pour payer son loyer / rembourser ses dettes / rembourser son crédit / pour faire fonctionner l’économie.

Un travail inintéressant… n’est jamais formateur / n’apporte jamais rien de bon / peut valoir le coup s’il est bien payé.

Tout est une question d’argent.

Faire un métier que l’on n’aime pas… peut nous déprimer / peut nous donner l’impression que l’on ne vaut pas mieux / est toujours temporaire.

Au travail, on peut… devenir ami avec ses collègues / rencontrer l’amour / subir des pressions / s’épanouir / avoir un sentiment d’appartenance à un groupe / se sentir chez soi / ne plus vouloir rentrer à la maison.

Nous avons besoin de travail / nous n’avons pas besoin de travailler.

Il faut apprécier ces petits moments au travail.

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Texte + Quiz + Vocabulaire

Quiz de compréhension

Vérifiez votre compréhension du texte en répondant aux questions ci-dessous.

#1. Quelle est l’origine latine du mot « travail » ?

Le mot « travail » vient du latin « tripalium ».

#2. D’après le narrateur, tout le monde peut-il choisir son métier ?

Non, il pense que tout le monde n’a pas cette chance.

#3. D’après le narrateur, quelles sont les caractéristiques des métiers subis ?

Pour lui, les métiers subits sont ennuyeux, stressants et sans intérêt.

#4. D’après le narrateur, est-ce qu’un travail inintéressant peut servir ?

Avoir un travail pas intéressant permet de savoir ce que l’on ne veut pas.

#5. D’après le narrateur, que peut-on découvrir quand on commence un nouveau travail ?

On peut se découvrir une passion qu’on ignorait.

#6. D’après le narrateur, que permet le travail ?

Le travail peut donner un sens à sa vie.

#7. D’après le narrateur, le travail a-t-il un impact sur la vie sociale ?

On peut se faire des amis au travail.

#8. Le narrateur souligne un paradoxe dans le texte, lequel ?

Certaines personnes disent qu’elles n’aiment pas leur travail, mais s’ennuient quand elles n’y sont pas.

#9. Que croit le narrateur à propos de ce paradoxe ?

Il croit qu’un peu de frustration peut contribuer au bonheur.

#10. Le narrateur pense-t-il que le travail contribue au bonheur ?

Oui et non. Il a nuancé ses propos.

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